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Qui écrit Danselia

Jimenez Julien, l’auteur de Danselia


Danselia n’est pas né d’une étude de marché sur le secteur culturel. Il est né d’un samedi de mai passé au fond d’une salle municipale, à regarder une directrice d’école de danse chercher, dans un classeur, une attestation d’assurance qu’un régisseur lui réclamait deux heures avant l’ouverture des portes.

Portrait de Jimenez Julien, fondateur de Danselia et auteur des contenus du site

Je m’appelle Julien Jimenez. Je conçois et j’écris des logiciels de métier pour des structures qui, en France, portent une charge administrative sans commune mesure avec leur taille : cabinets, exploitations, associations, petits établissements. Danselia est celui que je consacre aux écoles de danse déclarées, aux écoles de cirque et aux troupes de théâtre amateur.

Je ne suis ni danseur ni régisseur. Ma compétence est ailleurs : savoir écouter une profession assez longtemps pour comprendre ce qui, dans son année, se joue vraiment, puis transformer cette compréhension en un outil qui produit des pièces utilisables, pas des tableaux de bord.

Le samedi de mai où tout a commencé

La scène est banale, et c’est précisément pour cela qu’elle m’a marqué. Une salle des fêtes des années soixante-dix, trois cent quatre-vingts places, un gala d’école de danse annoncé à vingt heures trente. À dix-huit heures, les enfants répétaient leur placement en fond de scène. Le régisseur, lui, tenait une liste dans la main et demandait trois choses : la convention de mise à disposition signée par la mairie, l’attestation de responsabilité civile de l’association, et le nom de la personne désignée comme responsable de la sécurité pour la soirée.

La directrice avait les trois. Quelque part. L’une dans une boîte mail, l’autre dans un classeur resté au studio, la troisième dans un message que la trésorière lui avait transféré en février. Elle a passé quarante minutes à les retrouver, pendant que deux professeures géraient seules les loges et que les premiers parents attendaient sur le parking. Le gala a eu lieu, très bien d’ailleurs. Mais j’ai compris ce soir-là que le problème n’était pas le manque de sérieux : c’était que personne, dans cette organisation, n’avait d’endroit unique où poser les pièces de l’année.

Les semaines suivantes, j’ai commencé à appeler des écoles. Pas pour vendre quoi que ce soit : pour comprendre. J’ai parlé à des directrices de la Drôme, du Morbihan, de Saône-et-Loire, du Nord. Le même récit revenait, avec des variantes de calendrier : septembre noyé sous les papiers de rentrée, un hiver où rien ne se voit, et un printemps où huit semaines doivent absorber la déclaration de programme, l’embauche des techniciens, la sécurité de la salle et la billetterie.

Ce que j’ai observé et qui a dicté le produit

Trois constats ont structuré tout ce qui a été construit ensuite.

Le premier : dans une école de danse, la charge administrative n’est pas continue, elle est en pics. Un logiciel qui demande une saisie régulière toute l’année ne sera jamais ouvert. Il fallait un outil qui se manifeste au bon moment, qui pousse une échéance quand elle approche et qui se taise le reste du temps. C’est pour cela que Danselia est bâti autour d’un calendrier, et non autour d’une base de données à alimenter.

Le deuxième : les directrices connaissent leur métier, pas le droit du spectacle vivant. Elles savent qu’il y a une histoire de licence, une histoire de Sacem, une histoire de GUSO, sans être capables de dire lequel s’applique à leur cas précis. Une documentation ne résout rien. Un questionnaire de dix questions écrit dans leurs mots, qui aboutit à une réponse tranchée et à une liste de choses à faire, change tout. C’est la fonction dont on me parle le plus souvent après la première saison.

Le troisième : la bonne unité de valeur, ici, n’est pas l’information, c’est le document. Une école ne veut pas savoir qu’elle doit déclarer son programme ; elle veut la déclaration remplie. Elle ne veut pas apprendre ce qu’est un contrat à durée déterminée d’usage ; elle veut l’engagement GUSO prêt à signer, avec le bon montant et les bonnes dates. Danselia produit donc des pièces réelles à chaque étape du rétroplanning, et c’est la mesure à laquelle je juge chaque fonction avant de la livrer.

Comment le produit est construit et tenu

Je travaille par saison, comme mes utilisatrices. Les évolutions de septembre concernent la collecte de rentrée et rien d’autre ; celles de janvier préparent le module de spectacle ; celles d’avril corrigent ce qui a coincé pendant les galas précédents. Aucune fonction n’est ajoutée en mai : c’est le seul mois où un logiciel doit se contenter de fonctionner.

Les textes de référence évoluent. Le régime déclaratif d’entrepreneur de spectacles issu de l’ordonnance de 2019, les modalités du guichet unique du spectacle occasionnel, les obligations liées aux établissements recevant du public de type L, les règles de conservation des consentements pour les mineurs : chacun de ces points fait l’objet d’une veille et d’une mise à jour datée dans le logiciel. Quand une règle change, la réponse du questionnaire de qualification change avec elle, et les écoles concernées sont prévenues.

Je réponds moi-même aux demandes envoyées depuis ce site. Ce n’est pas une posture : c’est la seule manière que j’aie trouvée d’entendre, chaque semaine, ce qu’une directrice trouve compliqué. Les trois quarts des évolutions de l’année viennent de ces conversations, et non d’une feuille de route écrite à l’avance.

Mes convictions produit

Un logiciel de métier doit produire, pas seulement stocker. Ranger des fichiers dans un dossier partagé, un service gratuit le fait déjà. La valeur commence quand l’outil transforme ce qu’il détient en un document que l’on peut envoyer à une mairie, à un régisseur ou à un organisme.

La bonne interface est celle qui pose des questions. Une école n’a pas à traduire sa situation en catégories techniques. Elle décrit son spectacle ; le logiciel en tire les conséquences réglementaires et les assume.

Rien ne doit dépendre d’une seule personne. Les bureaux associatifs tournent, les secrétaires partent, les directrices passent la main. Un dossier appartient à l’école et doit rester lisible par celle qui arrive.

Le silence est une fonctionnalité. Une notification qui n’appelle aucune action est une nuisance. Danselia prévient soixante jours avant une échéance, puis trente, puis sept, et se tait quand la pièce est en place.

On ne culpabilise jamais l’utilisatrice. Un dossier incomplet n’est pas une faute : c’est un état à corriger, affiché comme tel, sans rouge accusateur ni score de conformité.

Ce que j’écris dans La Conduite de Saison

Le magazine de Danselia porte le nom de la feuille que le régisseur garde devant lui pendant le spectacle. Il rassemble ce que j’ai vérifié, texte en main, auprès des écoles et des salles : les pièces à signer en septembre, les règles qui décident du régime d’un gala, et les documents qu’une commune réclame avant le montage. Les neuf articles ci-dessous sont parus le jour de la mise en ligne du magazine La Conduite de Saison.

L’éditeur du service

Danselia est édité par MLJ, société par actions simplifiée unipersonnelle au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837 et inscrite au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024. MLJ conçoit et exploite des logiciels de métier destinés à des professions réglementées ou fortement encadrées, dont Danselia pour l’enseignement de la danse et le spectacle amateur.

Je suis directeur de la publication de ce site et signataire de tous les contenus qui y figurent. Les mentions complètes de l’éditeur, ainsi que les coordonnées de l’hébergeur, se trouvent sur la page des mentions légales. Le traitement de vos données lorsque vous nous écrivez est décrit dans la politique de confidentialité.

Me joindre

Le plus simple reste le formulaire de contact de la page d’accueil : il me parvient directement et je réponds sous deux jours ouvrés. Vous pouvez aussi écrire à jimenezjulien42@gmail.com. Si vous préparez un gala et que votre date est déjà fixée, indiquez-la : je vous montrerai le rétroplanning correspondant pendant l’échange, avec vos semaines réelles.

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